top of page

Epiphytes
Nouvelle création 2024

« L’arbre en s’élevant à la verticale recherche en permanence l’équilibre et conduit avec le nombre de ses branches le poids de ses feuilles et leur distribution, à la même analyse sur le vide que celle du funambule avec ses bras tendus ».

Giuseppe Penone
Audrey Bossuyt: interprète et co-directrice artistique Marta Lodoli: interprète et co-directrice artistique
Mami Kitagawa: interprète
Silvia Pezzarossi: interprète
 
Karin Vyncke: aide à la mise en scène et conseils chorégraphiques
Quentin Dujardin : création sonore
Pierre Nouneberg : scénographie
Thibault Condy : création lumière

Production déléguée: Mars, Mons Arts de la Scène

Coproductions: Mars,Mons Arts de la Scène; Up- Circus and Performing Arts; Latitude50, Pôle du Cirque et Arts de la rue; Centre Culturel Wolubilis.


Accueils en résidence: Théâtre de la Roseraie; Maison Culturelle d’Ath; Festival de Chassepierre; Latitude50, Up-Circus & performing Arts.
Épiphytes est un spectacle de cirque destiné à l’espace public, interprété par quatre danseuses-acrobates sur une structure métallique à grande hauteur.

Le spectacle réconcilie la dualité entre l’inanimé et l’animé, pour faire surgir le côté organique des agrès de cirque, conçus comme des sculptures géantes.
Tel Giuseppe Penone, qui à partir d’une poutre tente de remonter le temps pour retrouver la mémoire de l’arbre et donne à voir dans la poutre un jeune tronc où les branches naissantes sont apparentes, les artistes de ce spectacle vont, au départ d’une structure métallique, faire revivre la matière et dévoiler son âme.

La sobriété est en ligne de fond mais une part belle est donnée à la connivence, à l’imprévisibilité, à la malice et au rythme.
Épiphytes se veut un orchestre de corps en mouvements, un spectacle chorégraphique, vivant et émouvant.

L’univers s’inspire de la forêt : une forêt composite, vibrante peuplée de plantes grimpantes, d’humus, de champignons et de roseaux, chacun investissant ou cohabitant avec l’arbre, à son rythme et avec sa force, sa dynamique, son énergie.
Les rencontres et connexions sont tant physiques que sous-jacentes et invisibles. Épiphytes présente une forêt, vivante et rêvée à la fois, intemporelle, mystérieuse et aux milles facettes: lieu de rencontres et de communications multi-sensorielles, espace d’égarement et de peur, terrain de jeu et d’expression de liberté.
La transgression des codes et la métamorphose sont à l’honneur. Sommes-nous dans un bois ou dans une forêt intérieure?

La recherche corporelle des artistes s’inspire en particulier des épiphytes, des plantes qui ne touchent pas le sol et qui grimpent sur d’autres plantes ou d’autres supports sans épuiser les ressources de leurs hôtes. C’est une invitation pour les interprètes à coloniser la structure, la végétaliser par le mouvement et l’amener à la faire bouger.

Ne touchant pas la terre, les épiphytes se nourrissent en absorbant l’humidité de l’air. Ils poussent principalement dans les “cloud forests”, des forêts tropicales qui baignent dans la brume fréquente, thème et élément scénographique qui est repris dans le spectacle: un nuage d’humidité surgit en dessous de la structure, l’enveloppe, s’échappe entre les acrobates, se faufile entre le public. Variable selon la météo et la topographie du site d’implantation, le nuage est à chaque fois une surprise à laquelle les artistes et le public sont confrontés.
Le nuage indomptable devient personnage à part entière de l’instant présent.

Épiphytes souhaite toucher un large public, y compris les personnes ne fréquentant pas habituellement les lieux culturels. Il souhaite émouvoir et déclencher la réflexion au sein des spectateurs.
Partant du présupposé que pour explorer le monde, la raison n’est pas suffisante, mais qu’il faut aussi d’autres facultés émotionnelles et sensorielles, les artistes d’Épiphytes s’y essayent.
bottom of page