Nadir (30')

Installation sculpturale habitée
 

"Quelque point de l'espace que tu parcoures, ton zénith et ton nadir te rattachent au ciel et à l'axe du monde.
De quelque manière que tu agisses en toi-même, que toujours ta volonté touche au ciel, mais que la direction de l'acte passe par l'axe du monde!"
Friedrich von Schiller 
Être perchés, être à l’ouest, de travers. 
Suspendus par le temps, les pieds ou l’imaginaire.
Défier la verticalité d’une ligne d’acier horizontale.
Déployer ses ailes.
Décider de se poser, de regarder au zénith ou de tourner son regard vers ce point énigmatique sous soi, au travers de la terre, vers un autre ciel.
Marches erratiques et saccadées, arrêts sur image et  jeux de contrepoids, à contre sens, avec comme ligne de vie la confiance.

 

Auteurs: Audrey Bossuyt, Julia Brisset, Léo Schemmel et Marta Lodoli

Interprètes: Audrey Bossuyt ou Julia Brisset, Léo Schemmel et Marta Lodoli

Création sonore: Alessandro Brizio

Construction de la structure funambule: Stéphane Tambeur avec la complicité de Léo Schemmel, Marta Lodoli et Pierre Nouneberg

Costumes et dessins: Aline Breucker

Regard extérieur: Kenzo Tokuoka et Foucauld Falguerolles

Production et diffusion: Marta Lodoli

Avec le soutien de: le CAR, Centre des arts de la rue; 

le Centre Culturel Wolubilis; l'Espace Catastrophe, Centre international de création des arts du cirque; Le Festival de Chassepierre; La Latitude 50, pôle des arts du cirque et de la rue, le Théâtre de la Roseraie et la Ville de Ath.

Coproduction: le CCBW, Centre culturel du Brabant wallon

Avec l'aide de: La Fédération Wallonie-bruxelles et Wallonie-Bruxelles Théâtre Danse

Le spectacle est reconnu dans "Les Tournées Art et Vie" de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Merci au Fonds d'urgence culture et volet international de la Fédération Wallonie-Bruxelles ( Covid 19)

Nadir est un spectacle pour trois funambules sur une structure-sculpture de grand format qui explore et décline le thème de la verticalité. L’idée est née du mot «nadir» qui désigne en astronomie, en opposition au zénith, le point de la sphère céleste représentatif de la direction verticale descendante.

 

Les auteurs du spectacle ont une conscience aiguë et instinctive du nadir dès qu’ils posent un pied sur un fil. Si le funambule venait à chuter, ce serait au nadir qu'aurait lieu l'impact. Nadir, c'est l'enfer, le fond, la chute. Mais si l’on voit plus loin, le nadir évoque aussi un ciel, celui de l'autre côté de la planète. Pour un observateur en Belgique, le ciel du nadir c'est celui de l’Océanie, où il fait jour quand en Europe il fait nuit. Un ciel tête en bas, fantasme d'autres vies rêvées. Il faut parfois descendre, pour remonter; traverser le centre de la terre pour avoir accès à d’autres étoiles. Nadir est la dualité: le ciel sens dessus-dessous.

 

Le poème de Friedrich von Schiller a largement inspiré l’univers de ce nouvel opus.

Les funambules dans Nadir osent dépasser la peur, appellent au risque, à la découverte de nouveaux points de vue, de chemins non usuels. Ils transforment l'espace qui les entoure en le parcourant à l'envers, en le contournant.

Mais au même temps, ils restent présents et conscients. Ils gardent des points d'appuis sûrs, perchés peut-être, mais très certainement présents. Il faut de l'ancrage pour décoller, ce qui est aussi la base de l'équilibre du funambule : les pieds poussent sur le câble, le poids du corps s'y enfonce, le barycentre doit rester bas, mais le haut du corps s'élance vers le haut.

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